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......@@ -51,7 +51,7 @@ ceux qui sont attachés à cet espace de recherches…
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> Très vite, Gita me propose une exposition à l’ISELP, ma toute première expo perso : *Dessins d’architecte*. Dans un cycle appelé *Dessins et autres desseins*. En 1984. J’y montre des perspectives imaginaires, proches de mes projets d’études. Loin encore de mes futures peintures. Puis, en 1985, elle m’invite à intervenir dans l’exposition *Travaux en cours*. J’y montre une grande mosaïque de gouaches intitulée *From BArBAry to Here*. Un hommage à John %%Cale, John|Cale%%. Un jour, Gita me dit qu’elle voudrait bien me proposer un projet d’art public. Elle me confie même : « Et pourquoi pas une station de métro ? » Je suis assez surpris. Puis tout s’emballe autour de moi. %%Busine, Laurent|Laurent Busine%% m’expose, puis Chris %%Dercon, Chris|Dercon%%, c’est la %%Biennale de Venise%% en 1986…
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> Dix ans ont passé. Un beau jour de 1995, Gita me téléphone et me demande si je ne veux pas remettre une esquisse pour la station de métro %%Heysel%%. Très vite : la %%Commission artistique des infrastructures de déplacement (CAID)|CAID%% (Commission artistique des infrastructures de déplacement de la %%Région de Bruxelles-Capitale/Région Bruxelloise|Région de Bruxelles-Capitale%%) se réunit quinze jours plus tard. Je remets une proposition. Le lendemain de la réunion, Gita m’annonce que mon esquisse été acceptée. Je lui dis qu’elle vient de m’offrir le plus beau des cadeaux d’anniversaire pour le jour de mes 40 ans. Puis le projet va s’enliser, presque un an passe, la commission a été dissoute, puis reformée avec de nouveaux membres. Le %%Heysel%% ressurgit. Mais les originaux du projet ont été égarés dans un bureau quelconque. J’ai des copies (pas d’ordi à l’époque), mais je dois quand même tout recommencer. Quelques batailles politico-linguistiques plus tard, le projet est finalisé et définitivement accepté. Mille mètres carrés de sérigraphie réalisés sur tôle émaillée. Quand Gita et moi découvrons la station après le placement de l’œuvre, nous avons presque les larmes aux yeux. Un jeune mec avec son skate, descend les escaliers, regarde les murs et s’écrie : « Wouaw il faudrait faire une grande teuf ici ! » Inauguration par la reine %%Fabiola (reine)|Fabiola%% en 1998. La reine veut absolument que je lui explique le sens de la gigantesque ampoule reproduite sur un des murs. Nous sommes sans cesse séparés par un ministre ou l’autre ; tout le monde veut à tout prix la saluer. Au moment de nous quitter, je lui dis en riant que je ne lui ai toujours pas expliqué. « Écrivez-le-moi ! », déclare-t-elle en montant dans sa limousine. Je ne le ferai hélas jamais.
> Dix ans ont passé. Un beau jour de 1995, Gita me téléphone et me demande si je ne veux pas remettre une esquisse pour la station de métro %%Heysel%%. Très vite : la %%Commission artistique des infrastructures de déplacement (CAID)|CAID%% (Commission artistique des infrastructures de déplacement de la %%Région de Bruxelles-Capitale/Région Bruxelloise|Région de Bruxelles-Capitale%%) se réunit quinze jours plus tard. Je remets une proposition. Le lendemain de la réunion, Gita m’annonce que mon esquisse a été acceptée. Je lui dis qu’elle vient de m’offrir le plus beau des cadeaux d’anniversaire pour le jour de mes 40 ans. Puis le projet va s’enliser, presque un an passe, la commission a été dissoute, puis reformée avec de nouveaux membres. Le %%Heysel%% ressurgit. Mais les originaux du projet ont été égarés dans un bureau quelconque. J’ai des copies (pas d’ordi à l’époque), mais je dois quand même tout recommencer. Quelques batailles politico-linguistiques plus tard, le projet est finalisé et définitivement accepté. Mille mètres carrés de sérigraphie réalisés sur tôle émaillée. Quand Gita et moi découvrons la station après le placement de l’œuvre, nous avons presque les larmes aux yeux. Un jeune mec avec son skate, descend les escaliers, regarde les murs et s’écrie : « Wouaw il faudrait faire une grande teuf ici ! » Inauguration par la reine %%Fabiola (reine)|Fabiola%% en 1998. La reine veut absolument que je lui explique le sens de la gigantesque ampoule reproduite sur un des murs. Nous sommes sans cesse séparés par un ministre ou l’autre ; tout le monde veut à tout prix la saluer. Au moment de nous quitter, je lui dis en riant que je ne lui ai toujours pas expliqué. « Écrivez-le-moi ! », déclare-t-elle en montant dans sa limousine. Je ne le ferai hélas jamais.
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......@@ -126,7 +126,7 @@ lequel j’étais en relation depuis de nombreuses années. Tous deux, nous éti
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> À l’époque de mon arrivée à l’ISELP, les cours prenaient la forme d’un cycle de vingt rendez-vous de deux heures. Mes week-ends étaient dédiés aux préparations ainsi qu’à la fastidieuse réalisation de diapositives.
Chaque lundi, je cherchais à transmettre ma passion avec le souhait
d’être à la fois accessible, profond et joyeux. En 2002, comme second cycle, j’ai proposé un module intitulé « Du mensonge au journal intime ». C’est probablement de cette époque que date mon anecdote. Les séances de fin de journée étaient les plus mixtes à l’Institut. Elles regroupaient des personnes de tous âges. Parmi elles se dégageait la petite silhouette voûtée d’une dame à l’accent venu de %%Hongrie%%. J’ai autrefois connu son prénom qui m’échappe hélas au moment d’écrire ces lignes.
d’être à la fois accessible, profond et joyeux. En 2002, comme second cycle, j’ai proposé un module intitulé « Du journal intime au mensonge ». C’est probablement de cette époque que date mon anecdote. Les séances de fin de journée étaient les plus mixtes à l’Institut. Elles regroupaient des personnes de tous âges. Parmi elles se dégageait la petite silhouette voûtée d’une dame à l’accent venu de %%Hongrie%%. J’ai autrefois connu son prénom qui m’échappe hélas au moment d’écrire ces lignes.
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>Le sort du conférencier tient, souvent, au fait qu’il ignore l’identité des personnes qui accompagnent cet exercice collectif mais paradoxalement solitaire.
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......@@ -154,7 +154,7 @@ d’être à la fois accessible, profond et joyeux. En 2002, comme second cycle,
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> Laurence %%Dervaux, Laurence|Dervaux%%, artiste, responsable de l’atelier peinture de l’ESA – %%Académie des Beaux-arts de Tournai%%
> Laurence %%Dervaux, Laurence|Dervaux%%, artiste, responsable de l’atelier peinture de l’ESA – %%Académie des Beaux-Arts de Tournai%%
{: .signature}
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> L’ISELP et les différentes équipes qui y ont travaillé durant toutes ces
......@@ -184,7 +184,7 @@ d’être à la fois accessible, profond et joyeux. En 2002, comme second cycle,
>Aujourd’hui, cette complicité avec l’ISELP perdure, notamment au travers
de mes invitations adressées à l’équipe actuelle et à son directeur,
Adrien %%Grimmeau, Adrien|Grimmeau%%, afin qu’ils participent aux jurys que j’organise en ma
qualité de responsable de l’atelier peinture de l’ESA – %%Académie des Beaux-arts de Tournai%%. Ces invitations permettent à certains étudiants
qualité de responsable de l’atelier peinture de l’ESA – %%Académie des Beaux-Arts de Tournai%%. Ces invitations permettent à certains étudiants
de se faire remarquer et, parfois, leur donne l’occasion de participer à
des projets de soutien à des jeunes créateurs organisés par l’ISELP.
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