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......@@ -687,15 +687,15 @@ raisons de faire courir ses enfants à l’", quelques points attirent
l’attention : « - Parce qu’il est grand temps de pallier la carence de
plus en plus accusée des enfants et des futurs adultes en matière
artistique ; - Parce que si l’on ne court pas quand on est jeune, cela
devient plus difficile à rattraper après ; - Parce que à l’ il y a
devient plus difficile à rattraper après ; - Parce qu'à l’ il y a
un cours rien que pour eux... Faites les courir pour qu’ils puissent
discourir de peinture, de sculpture, de publicité de manière autre (...)
». En filigrane, ces trois motivations semblent traiter du grand écart
». En filigrane, ces trois motivations semblent traiter du fossé
entre la société et l’art contemporain – régulièrement sujet à
polémiques – qui a probablement toujours fait partie de la réalité
citoyenne. %%Brys-Schatan, Gita|Gita Brys-Schatan%% propose d’y pallier par l’éducation : un
citoyen ayant développé un esprit critique par rapport à l’art durant sa
jeunesse a effectivement plus de chance de *discourir* du sujet de
jeunesse a effectivement plus de chances de *discourir* du sujet de
*manière autre*.
### Champs de spécialisation et récurrences
......@@ -705,7 +705,7 @@ prend corps au sein d’une forme précise au fil des années : l’art
intégré dans l’espace urbain[^29].  Bien qu’il propose des cours liés à
l’architecture, à l’urbanisme et à l’art dans l’espace social depuis sa
fondation, ce n’est qu’à partir de 1983 que l’Institut donne une forme
officielle et concrète à ce champ d’intérêt. Il initie alors le domaine
officielle et concrète à ce champ d’intérêt. Il crée alors le domaine
de recherche, de réflexion et d’investigation « %%Environnemental%% ». Un
cycle de sept entretiens sur les grands problèmes urbains (1978-1979)
intitulé les « %%Midis de l’art urbain%% », ainsi que le colloque
......@@ -716,7 +716,7 @@ architectes pour traiter de l’intégration des arts plastiques à
l’architecture et à l’urbanisme. Ce faisant, il éveille le public aux
possibilités de rendre la ville plus *sensible* en y intégrant des
œuvres d’art. « Plus qu’un champ de recherche, même, cette sphère
d’investigation prolonge une perception de l’art, un crédo, une
d’investigation prolonge une perception de l’art, un credo, une
conviction : l’art doit être intégré à la ville, voire à la vie
quotidienne des citoyens. L’art nous apprend beaucoup sur le monde qui
nous entoure. »[^31]
......@@ -725,11 +725,11 @@ Depuis la fondation de l’, les programmes de cours développés
soulignent une curiosité marquée envers les arts extra-européens. Durant
les années 1980, ce champ d’investigation est spécialement prégnant. En
1981, un cycle de cours intitulé « Découvertes : culture, art, site » se
décline en différents volets : l’Inde, la Chine, l’Egypte, la Grèce. En
décline en différents volets : l’Inde, la Chine, l’Égypte, la Grèce. En
outre, un cours abordant la civilisation islamique est mis au programme.
L’année suivante, le même cycle de cours se décline différemment : la
Russie et l’art byzantin, le Japon, les pays indianisés du Sud-Est
Asiatique, les Etats-Unis et leurs grandes collections. La civilisation
asiatique, les États-Unis et leurs grandes collections. La civilisation
grecque est mise à l’étude. Une impressionnante liste de cultures et de
civilisations est étudiée au fil des années grâce à l’engagement de
différents professeurs, choisis en fonction de leur champ de
......@@ -737,37 +737,36 @@ spécialisation. Cette tentative de présenter des productions culturelles
issues d’autres pays fait notamment écho à la célèbre exposition *Les magiciens de
la terre*[^32], qui est présentée au %%Centre Georges Pompidou%% en 1989.
Dans ce contexte, %%Martin, Jean-Hubert|Jean-Hubert Marlaire%% développe un discours interculturel
en rapprochant des œuvres occidentales d’œuvres non-occidentales,
en rapprochant des œuvres occidentales d’œuvres non occidentales,
généralement considérées distinctes. %%Brys-Schatan, Gita|Gita Brys-Schatan%% ne se spécialise
pas à proprement parler en arts extra-européens, mais elle s’y intéresse
pas à proprement parler en arts extra-européens mais s’y intéresse
tôt et multiplie les opportunités de s’y confronter : voyages culturels
dédiés aux membres, séminaires menant à la découverte de cultures et
sites étrangers, expositions dévoilant des créations d’autres pays[^33],
stages. C’est dans cet esprit international que l’artiste allemand Jörg
%%Immendorff, Jörg|Immendorff%% est invité à diriger un atelier durant trois matinées et
trois soirées en 1984-1985. Etudiants et enseignants se réunissent
trois soirées en 1984-1985. Étudiants et enseignants se réunissent
autour du praticien et participent à un échange artistique, pédagogique,
interfacultaire, interculturel. L’objectif de %%Brys-Schatan, Gita|Gita Brys-Schatan%% est
clair : « (...) afin de donner aux étudiants des diverses Ecoles d’Art
clair : « (...) afin de donner aux étudiants des diverses écoles d’art
la possibilité de travailler avec un plasticien étranger de renom, nous
inaugurons cette année une formule *Work Shop* ». Dans les faits, cet
atelier constitue l’heureuse prolongation du séminaire « Le pinceau –
l’aérographe – Le tableau – Le graffiti », produit par le Dr %%Becker, Wolfgang|Wolfgang%%
Becker (Conserva­teur de la %%Neue Galerie%%, Aix-la-Chapelle).
l’aérographe – le tableau – le graffiti », produit par le Dr %%Becker, Wolfgang|Wolfgang%%
Becker (conserva­teur de la %%Neue Galerie%%, Aix-la-Chapelle).
L’intervention pratique de Jörg %%Immendorff, Jörg|Immendorff%% advient donc, en toute
logique, après une analyse de la peinture des *nouveaux fauves* du début
des années 1980. En 1987, peut-être dans une dynamique similaire, Tony
%%Cragg, Tony|Cragg%% dispense à son tour un atelier de sculpture.
L’ propose plusieurs évènements consacrés au film et à la vidéo, en
L’ propose plusieurs événements consacrés au film et à la vidéo, en
parallèle avec l’évolution de la production artistique.[^34] À la fin
des années 1970, tous les jeudis soirs d’août à septembre, il offre
gratuitement des projections de films consacrés aux arts plastiques dans
le parc d’Egmont. Peut-être précurseur du premier festival de films sur
l’art qui voit le jour à l’automne 2000 (aujourd’hui le BAFF – %%Brussels Art Film Festival (BAFF)|Brussels Art Film Festival%%), ce programme estival souligne un intérêt marqué pour
les films produits *par* et *sur* les artistes. En novembre 1978, un
séminaire de recherches intitulé « Cinéma indépendant. Cinéma ou/et
non-narratif », entre autres, paraît à la grille de cours. Du 11 au 18
séminaire de recherches intitulé «  Cinéma non-narratif » s'inscrivant dans un cycle sur le cinéma indépendant, entre autres, paraît à la grille de cours. Du 11 au 18
juin 1983, l’ accueille l’un des deux volets de l’exposition
itinérante *%%Méliès, Georges|Méliès%% l’enchanteur*.[^35] La figure de Georges %%Méliès, Georges|Méliès%%,
illusionniste et pionnier du spectacle cinématographique, fait écho à
......
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