Commit 2974ede6 authored by ludi's avatar ludi

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......@@ -6,6 +6,7 @@ Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course te
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<figcaption>Mrzyk & Moriceau, http://1000dessins.com</figcaption>
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Dans la «&nbsp;salle de bains connectée&nbsp;», la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?
......@@ -25,9 +26,17 @@ Ces voix nous promettent un monde où la protection de la vie privée serait ass
Quelque part, quelqu’un est disposé à payer pour savoir ce que nous chantons sous la douche. S’il ne s’est pas encore manifesté, c’est simplement parce qu’aucun capteur sonore connecté à Internet n’équipe notre salle de bains.
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<figcaption>Mrzyk & Moriceau, http://1000dessins.com</figcaption>
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Les enjeux sont clairs. Si Google truffe notre maison de jolis capteurs intelligents fabriqués par sa filiale Nest, c’est Google, et pas nous, qui gagnera de l’argent lorsque nous chantonnerons. La stratégie du géant consiste à agréger des données provenant d’une multitude de sources (voiture sans conducteur, lunettes connectées, courrier électronique) et à faire dépendre l’efficacité du système de son ubiquité : pour en tirer le meilleur parti, nous devrions laisser ses services emplir, tel un gaz, les moindres recoins de notre quotidien. L’immensité du réservoir de données ainsi constitué le protège de toute concurrence, et les entreprises de moindre envergure l’ont bien compris. Dès lors, il ne leur reste qu’une option : répondre à l’appel de Pentland et de Lanier, et contrecarrer Google en exigeant que les données appartiennent par défaut aux utilisateurs, ou que ces derniers touchent au moins une part des bénéfices.
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<figcaption>Mrzyk & Moriceau, http://1000dessins.com</figcaption>
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Divergentes en apparence, ces deux stratégies s’abreuvent à la même source idéologique, dont elles représentent deux variantes intellectuelles. Comme l’explique le sociologue britannique William Davies [^3], la vision proposée par Pentland et Lanier se rattache à la tradition «&nbsp;ordolibérale&nbsp;» allemande, qui élève la concurrence au rang d’impératif moral et considère donc tout monopole comme un danger. Moins obsédée par la morale que par l’efficacité économique et l’intérêt du consommateur, l’approche de Google, quant à elle, rejoint l’idéologie néolibérale américaine incarnée par l’école de Chicago. Selon elle, les monopoles ne sont pas nuisibles par nature ; certains peuvent même jouer un rôle social positif. Malgré ses prétentions à l’innovation et au chamboulement de l’ordre établi, le débat contemporain sur la technologie reste donc engoncé dans un carcan familier : considérant l’information comme une marchandise, il s’intègre parfaitement au paradigme libéral.
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